Tableau réglage soudure tig inox : ampérage, gaz et paramètres essentiels

Le réglage TIG inox repose sur une intensité de 20 à 35 A/mm.

  • 25 A/mm pour un inox bout à bout.
  • Angle intérieur : +10% d’intensité.
  • Angle extérieur : -10% d’intensité.
  • Pré-gaz de 3 secondes avant amorçage.
  • Polarité inox : courant continu DC négatif.

Réglages généraux de votre poste TIG pour l’inox (intensité, pré-gaz et rampes)

Type de soudage Intensité recommandée Pré-gaz conseillé
Inox bout à bout 20 à 25 A/mm 3 secondes
Inox en angle 30 à 35 A/mm 3 secondes
Acier/inox (recommandation large) 25 à 30 A/mm 3 secondes

Le réglage de l’intensité constitue la base d’une soudure TIG réussie sur inox. Exprimée en ampères par millimètre d’épaisseur, cette valeur détermine la pénétration et la stabilité du bain de fusion. Pour une tôle d’inox de 5 mm à plat, cela représente environ 225 A en configuration bout à bout.

La prise en compte de la position de soudage est essentielle. Un angle intérieur nécessite une intensité majorée de +10%, tandis qu’un angle extérieur demande une réduction de -10% par rapport à une soudure à plat.

Pré-gaz, rampes et autres réglages fondamentaux

Avant l’amorçage de l’arc, le pré-gaz établit une atmosphère protectrice autour de la pièce. Une durée de 3 secondes est recommandée pour purger l’air ambiant. De nombreux postes offrent également une montée progressive d’intensité qui évite les chocs thermiques sur l’inox, particulièrement sensible à la déformation.

La fonction 2T/4T mérite votre attention : le mode 4T maintient le courant sans pression continue sur la torche, idéal pour les longues passes. Si votre poste dispose d’un mode pulsé, il alterne entre un courant de pic et un courant de base à fréquence réglable un atout pour les tôles fines, car il limite l’apport d’énergie.

Pour l’inox, le réglage de la polarité se fait en courant continu DC avec le pôle négatif côté électrode. Ajustez ces paramètres avec des essais sur chutes avant de souder votre pièce finale chaque configuration de poste réagit différemment.

Tableau réglage soudure tig inox : intensités précises selon l’épaisseur

tableau réglage soudure tig inox
Épaisseur de l’inox Position à plat Angle intérieur Angle extérieur
1 mm 25 A 27 A 22 A
2 mm 50 A 55 A 45 A
3 mm 85 A 94 A 77 A
5 mm 225 A 248 A 202 A

Intensités de soudage pour l’inox (bout à bout, angle intérieur et extérieur)

Pour un soudage bout à bout de l’inox, la règle pratique est de compter 20 à 25 A par millimètre d’épaisseur. Un tube de 2 mm se soude ainsi autour de 50 A, tandis qu’une pièce de 5 mm demande environ 225 A, comme le montre le tableau ci-dessus.

Dès que vous travaillez en angle intérieur, la chaleur se concentre davantage dans la pièce. Il faut alors augmenter l’intensité de 10 % pour compenser la dissipation rapide vers la masse métallique. En revanche, pour un angle extérieur, la chaleur s’évacue mal et risque de faire rougir la tôle : réduisez l’intensité de 10 %.

Cette règle des 30 à 35 A/mm en angle ne s’applique toutefois qu’à partir d’une certaine épaisseur. En dessous de 1,5 mm, ces valeurs provoqueraient des brûlures instantanées : préférez le mode pulsé avec un courant de base réduit, qui limite l’apport thermique tout en maintenant la pénétration.

Précautions spécifiques à l’inox (préchauffage interdit, tôles fines)

  • Préchauffage proscrit : l’inox ne se préchauffe jamais, contrairement à l’acier carbone. La chaleur excessive provoque une sensibilisation aux températures de 450 à 850 °C, avec précipitation de carbures de chrome aux joints de grains.
  • Tôles fines : pour une épaisseur inférieure à 2 mm, une passe unique suffit. Toute reprise sur une passe existante double l’apport thermique et dégrade la couleur de la soudu
  • Métal d’apport : utilisez toujours une baguette de la même nuance que le métal de base (ex. 316L pour une tôle 316L), afin de garantir la tenue à la corrosion.

Gaz de protection et électrodes : paramètres de soudage TIG inox

Choix du gaz et réglage du débit pour l’inox

Le soudage TIG de l’inox exige une protection gazeuse irréprochable pour éviter l’oxydation du bain de fusion et le noircissement de la zone soudée. Le gaz agit comme un bouclier : toute contamination se traduit immédiatement par des défauts visibles et une tenue mécanique réduite.

L’argon pur reste la référence absolue pour souder l’acier inoxydable. Sa pureté doit atteindre 99,99 % pour garantir un arc stable et une protection efficace, sans risque de porosités ni de piqûres sur la passe.

  • Argon pur : gaz standard pour toute épaisseur d’inox, aussi bien en courant continu qu’en mode pulsé
  • Débit minimum 6 L/min : à ajuster selon l’intensité et la taille de la buse
  • Buse de 6 à 20 mm : diamètre choisi en fonction de l’ampérage et de l’accessibilité de la pièce

Pour une soudure en angle intérieur ou sur une pièce massive, privilégiez une buse plus large et un débit supérieur à 8 L/min. Méfiez-vous des courants d’air en atelier : ils dispersent le gaz protecteur et fragilisent la soudure. L’ajout d’hydrogène (entre 2 et 5 %) est possible pour augmenter la vitesse de soudage sur les tôles épaisses, mais cette pratique exige un poste adapté et un savoir-faire confirmé.

Électrodes tungstène adaptées au soudage de l’inox

Le choix de l’électrode conditionne la stabilité de l’arc et la qualité de la soudure. Pour l’inox, on travaille en courant continu avec polarité directe, ce qui oriente le choix vers des électrodes spécifiques capables de supporter la chaleur intense.

Le tungstène fond à 3450°C, une température bien supérieure à celle de l’inox, ce qui en fait le matériau idéal pour l’électrode non fusible. Pour les travaux courants sur inox, l’électrode WC20 (grise) est la plus recommandée : elle offre un excellent compromis entre stabilité d’arc, longévité et prix.

  • WC20 grise : référence pour l’inox en courant continu, supporte les intensités élevées
  • Affûtage dans le sens de la pointe : les stries de meulage doivent être longitudinales, jamais perpendiculaires à l’axe
  • Stries de meulage longitudinales : elles guident l’arc et évitent les déviations magnétiques pendant la soudure

Un affûtage soigné fait toute la différence sur l’inox. La pointe doit être régulière, sans bavure, avec un angle compris entre 30 et 45° pour un usage standard. Si l’électrode entre en contact avec le bain de fusion ou la pièce, il faut la réaffûter immédiatement : une pointe contaminée provoque des inclusions et des porosités dans la soudure.

Choisir le bon poste TIG et l’amorçage pour l’inox : courant continu et options AC/DC

Le soudage TIG de l’inox impose une polarité stricte : le courant continu (DC) en polarité directe, c’est-à-dire le pôle négatif sur l’électrode. Ce réglage concentre la chaleur sur la pièce et préserve l’électrode, dont la température de fusion atteint 3450°C. Un poste dédié courant continu suffit donc pour l’inox, mais si vous souhaitez souder également l’aluminium, un modèle AC/DC devient indispensable, l’aluminium exigeant un courant alternatif.

Pour un usage mixte, privilégiez un posté AC/DC avec un amorçage haute fréquence (HF). Cette fonction évite tout contact entre l’électrode et la pièce, ce qui préserve votre tungstène et garantit un arc stable dès le départ. Si l’électrode touche accidentellement la pièce, elle est contaminée : il faut la réaffûter immédiatement pour éviter des inclusions dans la soudure inox.

Enfin, vérifiez la capacité de votre poste à fournir l’ampérage nécessaire. Pour une tôle inox de 5 mm, comptez environ 225 A à plat. Assurez-vous que votre équipement peut délivrer cette intensité en continu sans surchauffe, surtout pour des passes longues sur des pièces épaisses.

Perfectionner ses soudures inox : mode pulsé et résolution des défauts courants

Paramètres avancés du mode pulsé pour l’inox

Le mode pulsé est un atout majeur pour le soudage TIG de l’inox, notamment sur les tôles fines. En alternant un courant de pic élevé et un courant de base réduit, il permet de limiter l’apport d’énergie et de mieux maîtriser le bain de fusion. Ce réglage est idéal pour éviter les déformations et les brûlures sur des épaisseurs inférieures à 2 mm.

La fréquence d’alternance entre le pic et la base est réglable. Une fréquence élevée resserre l’arc et convient aux passes rapides, tandis qu’une fréquence basse offre un meilleur contrôle sur les angles. Prévoyez toujours une phase d’essais sur chutes : les réglages précis du pulsé nécessitent quelques ajustements pour trouver l’équilibre parfait entre pénétration et apport de chaleur.

Défauts typiques sur l’inox, causes et solutions

Un résultat de soudure insatisfaisant sur l’inox provient souvent de détails d’exécution. Le tableau suivant résume les erreurs les plus fréquentes et leurs corrections immédiates.

  • Électrode touchée : un contact avec la pièce ou le métal d’apport contamine le tungstène un réaffûtage obligatoire s’impose avant de poursuivre.
  • Bords souillés : toute trace de graisse, calamine ou oxyde doit être éliminée un nettoyage préalable au dégraissant et à la brosse inox est indispensable.
  • Courants d’air : la protection gazeuse vitale est compromise par le moindre souffle installez un écran ou soudez dans un environnement fermé.
  • Passes larges : une soudure trop large surchauffe le métal et provoque des déformations des passes étroites à proscrire en largeur sont recommandées.

Pour un défaut de porosité ou une teinte bleutée, vérifiez que votre débit de gaz reste supérieur à 6 l/min et que la buse est adaptée à l’intensité utilisée. Une atmosphère stable et un métal de base propre restent les meilleurs garants d’une soudure inox saine et esthétique.

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