Coup d’arc soudure : risques, symptômes et traitements essentiels
Le coup d’arc est une inflammation de la cornée provoquée par les UV de l’arc de soudage.
- Photokératite, aussi appelée « flash du soudeur ».
- Brûlure comparable à un coup de soleil sur l’œil.
- Survient même en regardant l’arc sans protection.
- Rayonnements nocifs émis de 200 à 1 400 nm.
- Protection obligatoire avec masque aux normes NF S 77-104.
Risques et dangers du coup d’arc en soudure
Le soudage à l’arc expose à des risques multiples qu’il ne faut jamais sous-estimer. Outre le fameux coup d’arc qui touche les yeux, l’activité génère des dangers électriques et thermiques qui peuvent provoquer des blessures graves. Un arc électrique produit en effet un rayonnement très intense : un gaz ionisé forme un plasma conducteur qui émet une lumière aveuglante, des rayons ultraviolets (UV) et des infrarouges (IR).
Lésions oculaires et cutanées causées par l’arc
L’œil humain est particulièrement vulnérable aux rayonnements émis par l’arc, dont l’étendue s’étend de 200 à 1 400 nm de longueur d’onde (soit 0,2 à 1,4 µm). Cette exposition provoque plusieurs lésions caractéristiques :
- Inflammation de la cornée : comparable à un coup de soleil sur l’œil.
- Brûlures cutanées : superficielles mais très douloureuses, comme des coups de soleil rapides.
- Kératite aiguë : aussi appelée « flash du soudeur ».
- Photokératite : une maladie professionnelle courante due aux UV.
- Lumière intense et UV : émis directement par l’arc, ils brûlent la cornée.
Les lésions oculaires surviennent même à distance, simplement en regardant un arc sans protection. Quant à la peau, toute zone exposée cou, décolleté, avant-bras subit des brûlures qui ressemblent à des coups de soleil accélérés.
Dangers électriques et thermiques associés au poste
Le poste de soudage présente aussi un risque majeur d’électrocution. Une manipulation incorrecte de l’équipement, un câble endommagé ou une isolation défectueuse peuvent envoyer le courant à travers le corps. Les brûlures de contact restent fréquentes : toucher une pièce chauffée par l’arc ou un fer à souder qui délivre 300 °C provoque des lésions thermiques immédiates. Un contact avec le métal chaud ou des étincelles projette des particules incandescentes sur la peau et les vêtements.
La protection du visage et des yeux devient donc une priorité absolue, que l’on soit soudeur amateur ou professionnel. Seul un équipement adapté aux normes permet de travailler sans risque.
Protéger ses yeux : équipements et prévention

La protection oculaire constitue la barrière absolue contre le coup d’arc. Sans équipement adapté, l’exposition aux rayonnements ultraviolets et infrarouges de l’arc risque de provoquer une photokératite, une brûlure de la cornée souvent décrite comme un « coup de soleil sur l’œil ». Les rayonnements émis s’étendent sur une large plage de 200 à 1 400 nm soit l’équivalent de 0,2 à 1,4 µm couvrant l’UV, la lumière visible et l’infrarouge, ce qui impose un filtre hautement performant.
Le choix du masque ou des lunettes ne relève pas de l’esthétique : il répond à des normes strictes de filtration. Les verres filtrants doivent obligatoirement respecter les normes NF S 77-104 et 77-101. Un masque de soudage avec filtre à teinte inadaptée laisse passer des rayonnements nocifs, même si la gêne n’est pas immédiatement perceptible. Pensez également aux personnes à proximité immédiate : elles encourent les mêmes risques oculaires, même sans regarder directement l’arc.
| Procédé de soudage | Teinte de verre recommandée | Norme de référence |
|---|---|---|
| Découpage plasma | 5 | NF S 77-104 / 77-101 |
| Soudage MIG/MAG | 10 ou 11 | NF S 77-104 / 77-101 |
Un masque de qualité protège le visage entier, pas uniquement les yeux. Les étincelles et les projections de métal en fusion causent en effet des brûlures cutanées qui s’ajoutent aux lésions oculaires. Investir dans un casque à obscurcissement automatique réduit par ailleurs les erreurs de manipulation : le soudeur garde une vision claire avant l’arc et le filtre s’assombrit instantanément à l’amorçage, éliminant le réflexe dangereux de retirer son masque « pour mieux viser ».
Symptômes : reconnaître un coup d’arc
Le coup d’arc se manifeste par une inflammation de la cornée, comparable à un coup de soleil sur l’œil. Sa particularité réside dans son apparition retardée : les premiers signes surgissent généralement plusieurs heures après l’exposition, avec un délai pouvant atteindre 10h après le traumatisme. Cette latence explique pourquoi de nombreux soudeurs découvrent les symptômes en pleine nuit.
- Rougeur oculaire et douleur intense sensation de brûlure vive dans les deux yeux.
- Photophobie avec larmoiement important intolérance marquée à la lumière.
- Blépharospasme et baisse d’acuité contraction involontaire des paupières, vision floue.
- Impression de sable dans l’œil sensation de corps étranger très inconfortable.
- Apparition retardée jusqu’à 10h symptômes différés après l’exposition aux UV.
- Douleurs violentes souvent nocturnes réveils provoqués par la douleur, aggravés par la lumière.
La photokératite provoquée par les rayonnements UV émis entre 200 et 1 400 nm (soit 0,2 à 1,4 µm) touche la couche superficielle de la cornée. Dans la majorité des cas, les deux yeux sont affectés simultanément, car l’arc éclaircit largement autour du masque.
Si la douleur est supportable et que les symptômes restent modérés, une consultation ophtalmologique s’impose dans les 48h en l’absence d’amélioration clinique. En revanche, une douleur insupportable, une vision fortement diminuée ou un larmoiement purulent nécessitent un passage immédiat aux urgences ophtalmologiques.
Causes et mécanisme du coup d’arc
Le coup d’arc est une inflammation aiguë de la cornée, comparable à un coup de soleil sur l’œil. Les rayonnements ultraviolets émis par l’arc électrique brûlent la couche superficielle de la cornée et de la conjonctive, provoquant une photokératite douloureuse.
L’arc électrique produit un rayonnement dont l’étendue s’étend de 200 à 1 400 nm (soit 0,2 à 1,4 µm), couvrant les ultraviolets, la lumière visible et les infrarouges. Ces longueurs d’onde agressent les tissus oculaires non protégés, même lors d’une exposition brève ou indirecte, par exemple en travaillant près d’un poste de soudage sans protection adaptée.
Ce phénomène s’observe dans tous les procédés à arc électrique soudage TIG, MIG/MAG ou MMA qui transforment le gaz en plasma conducteur. Contrairement aux brûlures thermiques, la sensation de douleur n’apparaît pas immédiatement : les symptômes se manifestent avec un délai pouvant atteindre 10 heures, ce qui explique la survenue fréquente de douleurs violentes pendant la nuit.
Traitement : premiers soins face au coup d’arc
Face à un coup d’arc, la prise en charge immédiate repose sur quelques gestes simples. L’objectif est de soulager la douleur, souvent intense, et de favoriser la cicatrisation de la cornée brûlée par les rayonnements UV.
- Lavage oculaire au sérum physiologique : rincez abondamment l’œil affecté pour éliminer les particules et apaiser la surface.
- Collyre anesthésiant (Tétracaïne) : une instillation unique apporte un soulagement immédiat en cas de douleur violente.
- Collyre cicatrisant (Vitamine A) : à instiller 3 fois par jour, à raison d’1 goutte par prise, pendant 5 jours pour réparer l’épithélium cornéen.
- Antalgiques (paracétamol) : à prendre en complément pour gérer la douleur, particulièrement lors des premières heures.
La douleur survient souvent de façon différée, parfois jusqu’à 10 heures après l’exposition, et peut être très vive, notamment la nuit. Ne frottez jamais vos yeux et évitez la lumière vive en portant des lunettes teintées.
Quand consulter en urgence ?
La plupart des coups d’arc se résorbent sans séquelle, mais certaines situations imposent une consultation rapide. Rendez-vous aux urgences ophtalmologiques si la douleur devient insupportable, si elle persiste malgré les antalgiques, ou si vous présentez des signes de gravité comme une baisse marquée de l’acuité visuelle.
Dans tous les cas, si aucune amélioration clinique n’est constatée après 48 heures de traitement, une consultation chez un ophtalmologue devient indispensable pour écarter une lésion plus profonde et adapter la prise en charge.
Prévention et gestion des risques électriques
La maîtrise de l’arc électrique passe d’abord par une gestion rigoureuse des risques électriques. Une manipulation incorrecte peut entraîner une électrocution, en plus des coups d’arc et des brûlures. Utilisez systématiquement des équipements isolés pinces, câbles et porte-électrodes en bon état et vérifiez leur gainage avant chaque session de soudage.
Le réglage approprié de l’intensité et de la tension est une condition de sécurité essentielle. Un arc instable ou surpuissant augmente le risque de projections et de rayonnements intenses. Prenez le temps de paramétrer votre poste selon le procédé utilisé et l’épaisseur du métal, et ne soudez jamais sur une surface mouillée ou avec des gants humides.
La prévention repose aussi sur la vigilance : un arc électrique émet des rayonnements de 200 à 1 400 nm, invisibles pour l’œil nu. Même en proximité immédiate sans souder, portez une protection adaptée. Enfin, le fer à souder simple délivre une chaleur de 300 °C, alors gardez une distance de sécurité claire et coupez toujours le courant lors des changements de pièce.
